Il est bien sûr évident que les messages publicitaires (diffusés à la radio ou à la télévision) ne sont pas placés au hasard et visent un certain public en fonction du média utilisé et de l'heure de diffusion (une pub pour une marque automobile autour d'une émission consacrée aux autos, une pub pour les pompes funèbres autour d'un jeu sensé être regardé par un public très âgé, des pubs pour ados sur des chaînes consacrées aux ados...).

Mais cette "connivence" finit par retomber sur le problème similaire de l'oeuf et de la poule : non pas qui a commencé en premier mais plutôt en l'occurence qui influence qui.

A priori je pensais que l'on créait une émission puis que les annonceurs plaçaient leur publicité en fonction des émissions existantes.

Or je viens de remarquer le contraire à travers 2 exemples entendus cette semaine sur Europe 1 durant l'émission du "Grand Direct" :

- aujourd'hui (mercredi 21 novembre), peu avant 12h45, le présentateur Jean-Marc Morandini nous annonce le sujet du quart d'heure qui suit, en l'occurence et pour résumer "la fatigue ressentie et comment éviter la dépression face à ces grèves" : mais avant, on a droit à une page de publicité (écouter à partir de 13min35s) qui commence par un spot que l'on peut entendre depuis plusieurs jours sur cette même antenne : "la dépression".

- lundi dernier (19 novembre), le chroniqueur Frédéric Bonnaud nous gratifie d'une bien étrange chronique avec un parallèle avec la série 24h(chrono) : non seulement il nous avoue d'entrée qu'il a certainement été influencé par l'actualité de cette série (un coffret DVD vient de sortir et une nouvelle saison va être diffusée sur Canal+) mais là où l'on comprend qu'il l'a vraiment été c'est que pendant la page publicitaire suivant sa chronique on a droit à une publicité sur... le retour de cette fameuse série sur cette fameuse chaîne cryptée (et encore je ne parle même pas du fait que ce Frédéric Bonnaud nous rappelle qu'un des personnages porte le nom d'une voiture d'une célèbre marque automobile...)

Je ne sais pas si le cerveau des auditeurs est disponible pour le temps des publicités, mais celui de certains journalistes ou chroniqueurs l'est déjà...