Je suis nul en économie mais quand je vois dans le 12-50 de vendredi dernier sur M6 :

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avec comme commentaire du présentateur :

" Économie : avec de mauvais chiffres pour la France.
Selon les prévisions de l'INSEE, notre pays va s'installer dans la récession jusqu'à la fin de l'année.
Cela veut dire que nous allons enchaîner plusieurs trimestres de croissance négative.
Sur l'ensemble de l'année, la croissance atteindrait tout de même 0,9%.
"

Euh, on nous prendrait pas un peu pour des cons ?

Comment avec seulement une hausse de 4%, et avec en plus trois baisses de, respectivement, 3%, 1% et 1%, arrive-t-on à une hausse de 0,9% ??

Et puis c'est quoi cette histoire de croissance négative ??

Si certains journalistes pouvaient arrêter de se faire les porte-paroles d'organes officiels et faire plutôt leur métier d'informer en nous expliquant clairement ce qui n'apparaît pas comme normal, ça serait bien plus utile.

Car comme je l'ai dit je n'y connais pas grand chose en économie et là, même en sachant que la croissance tient compte de plusieurs facteurs dont les prix qui changent d'une année à l'autre, je suppose que je ne suis pas le seul à ne pas comprendre comment : +0,4% - 0,.3% - 0,1% - 0,1% peut donner +0,9% ??

Mise à jour du 05/10 :

Comme d'habitude, je suis allé me débrouiller comme un grand dans la jungle du net, puisqu'on ne peut pas compter sur les médias traditionnels, et en regardant attentivement le document de l'INSEE, j'ai enfin compris.

Avec les chiffres du PIB (en milliards d'euros) et non pas simplement avec les variations, c'est déjà beaucoup plus clair.

Comme le PIB a augmenté à chaque trimestre de 2007 et qu'il a encore augmenté de 0.4% au 1er trimestre de 2008, le fait qu'il ait baissé de 0.3% au 2e trimestre le laisse quand même à une valeur supérieure à toutes les valeurs trimestrielles de 2007 : il en va de même pour les 3e et 4e trimestre de 2008, qui malgré des baisses de 0,1% par rapport à leur trimestre précédent, les laissent à des niveaux supérieurs ou très proches des valeurs trimestrielles de 2007.

Si on fait le total de 2008, on arrive donc à une valeur supérieure de 0.9% par rapport au total de 2007.

Ça ne prend même pas une minute à expliquer (avec le tableau de l'INSEE sous les yeux) et c'est beaucoup plus compréhensible que cette seule histoire de poucentages : si seulement les journalistes pouvaient de temps en temps faire preuve de pédagogie comme celle-là, on ne perdrait pas autant de temps à se prendre le chou sur cette histoire sémantique de croissance négative.